Les récits sensibles pour mobiliser les acteurs publics et privés
Projet 1 : Accompagnement de 4 territoires franciliens dans leur réflexion sur la résilience territoriale (client : ADEME Ile-de-France – 2021)
Projet 3 : Accompagnement des dirigeants de 6 entreprises majeures du secteur de la santé animale dans leur réflexion sur la transition énergétique et climatique (client : DDM – 2022)
Projet 2 : Accompagnement de collectivités dans leur trajectoire d’adaptation (TACCT) (clients : PNR du Pilat, CC Vallée de Villé, Pays Haut Languedoc et Vignobles, Métropole Montpellier Méditerranée, CC Vallée de Kaysersberg… depuis 2022)
L'OBJECTIF
L’objectif commun de ces 3 projets était de mobiliser des outils « sensibles » pour faire prendre conscience aux parties prenantes (dirigeants, élus, partenaires ou citoyens) :
● des risques concrets que fait peser le changement climatique sur leur territoire ou leur entreprise, en donnant à voir une situation (pessimiste) en 2050 dans laquelle l’organisation ne s’est pas adaptée
● des capacités d’action, en donnant à voir une situation (optimiste) dans laquelle l’organisation s’est transformée


L'APPROCHE DE CAC
Pour ces projets, des récits sensibles et paysages emblématiques du territoire ont été élaborés pour stimuler les émotions et réduire la distance psychologique (géographique, sociale et temporelle) du changement climatique.
Projet 1 : Un récit imaginaire en 2035 des conséquences d’un « grand choc canicule » sur l’approvisionnement alimentaire, la disponibilité en énergie et en eau, et la continuité des services publics
Projet 2 : Un récit imaginaire en 2035 d’entreprises vétérinaires fictives gagnantes (car adaptées) et perdantes de la transition énergétique et climatique.
Projet 3 : Deux récits contrastés du territoire accompagné en 2050, avec les paysages pédagogiques associés.
Dans la version pessimiste le récit donne à voir ce qui pourrait se passer en l’absence d’adaptation. Il est intéressant pour faire comprendre ce que signifie vraiment le changement climatique et pourquoi il faut s’adapter.
Dans sa version optimiste, le récit donne à voir le territoire qui continue de bien vivre grâce à une transformation réussie : il est inspirant et justifie l’intérêt d’une stratégie de long terme ambitieuse.
Les récits pessimistes mettent en scène de manière explicite les impacts et effets cascade de chocs climatiques sur la vie du territoire ou d’entreprises. Le principe est de confronter les acteurs dont on recherche l’engagement (élus, dirigeants, agents, collaborateurs, partenaires) à un récit de choc plausible, « territorialisé » (au sens où les acteurs reconnaissent leur territoire de vie) ou « contextualisé » (au sens où les acteurs reconnaissent leur secteur d’activité) : ils peuvent ainsi facilement s’identifier et se projeter.
Les récits optimistes démontrent les capacités d’actions des acteurs et permettent de comprendre la pertinence d’aller au-delà d’un plan d’action à court terme en se fixant un cap et une stratégie transformative, articulant des actions de court, moyen et long terme.
LES RÉSULTATS
Les récits jouent bien le rôle de « déclencheur »
Le récit – uniquement dispensé à l’oral – fait prendre conscience des enjeux et donne envie d’agir car :
Le récit pessimiste est plausible et ni le territoire, ni l’entreprise, ni les acteurs ne sont prêts.
On a une vision de « on sait le gérer » mais en fait la superposition et l’enchainement des effets sur la vraie vie font qu’on est beaucoup plus démunis et c’est ce qui est le plus stressant, en fait on n’est pas si solides que cela ! » ou encore « Si j’avais conscience des enjeux de la transition, le récit permet de réaliser que tout est relié et là OUF !
Il appelle à l’action et il est donc urgent de s’y préparer.
Comment on arrive à se préparer en 15 ans pour éviter cela ?… Par où commencer ? » ou encore « Je retiens qu’il faut se mettre en mouvement et intégrer de gros changements.
Le récit optimiste donne aussi à voir les capacités sur lesquelles s’appuyer et les bénéfices à horizon 2050 d’une stratégie d’adaptation sur la résilience d’un territoire ou d’une entreprise.
On voit que la société civile sait aussi se mobiliser, il faut en tenir compte !Dans le récit, on voit bien que les entreprises gagnantes en 2035 sont celles qui ont commencé à anticiper dès aujourd’hui !
Le récit crée des liens et une responsabilité :
Le récit surprend, dérange, déménage : on se sent comme un cercle d’initiés qui a vécu la même chose, maintenant nous on sait, on se sent responsable, cela déclenche la dynamique du groupe.
This post is also available in: English
